Le problème n'est pas le prix, c'est le découpage
Un frontalier n'a pas le profil pour lequel les forfaits français sont conçus. Ceux-ci partent du principe que vous consommez en France et que l'étranger reste l'exception. Votre journée fait l'inverse : vous dormez d'un côté, vous travaillez de l'autre, et l'essentiel de vos heures éveillées hors de chez vous se passe en Suisse.
Résultat, vous payez pour une grande quantité de données en France que vous consommez peu, et vous manquez de données là où vous êtes vraiment. Le sujet n'est donc pas le montant de la facture, c'est la répartition.
Les trois solutions habituelles, et leur coût réel
La carte prépayée suisse
La vraie solution de repli, parce que c'est la seule qu'un résident français peut se procurer seul : les opérateurs suisses réservent leurs abonnements aux personnes domiciliées en Suisse. Pas d'engagement donc, mais il faut y penser. Ces cartes expirent après une période sans usage, et la recharge oubliée se découvre toujours un lundi matin, sur le parking, quand il faut prévenir qu'on aura du retard.
La ligne professionnelle de l'employeur
Confortable, et vous ne l'avez pas choisie. Elle appartient à l'entreprise, elle s'arrête le jour où vous partez, et elle n'est pas faite pour votre vie privée : vos proches n'ont pas ce numéro, et et le Wi-Fi ne vous suit pas dans le train. Elle règle les heures passées au bureau, pas le reste.
Couper les données en passant la frontière
Gratuit, et c'est la solution de beaucoup de gens par lassitude. Elle suppose d'avoir le Wi-Fi au bureau, et d'accepter d'être injoignable pour tout le reste : la navigation, la messagerie, les applications de l'employeur.
Ce que fait Crosstel à la place
Un seul abonnement, un seul numéro, une seule facture, valable des deux côtés. Les appels, SMS et MMS sont illimités depuis la France, la Suisse, l'Europe et l'Andorre. Les données mobiles sont comptées séparément : un compteur pour la France, un pour la Suisse et l'Europe. Consommer l'un n'entame pas l'autre.
| Forfait | France | Suisse et Europe | Par mois |
|---|---|---|---|
| Crosstel Essentiel | 20 Go | 20 Go | 12,99 € |
| Crosstel Confort | 100 Go | 50 Go | 17,99 € |
| Crosstel Premium | 150 Go | 100 Go | 24,99 € |
Sur le réseau Orange, dont la couverture porte dans les vallées et les zones de relief que traversent les trajets frontaliers. Sans engagement : vous partez quand vous voulez, sans frais ni préavis.
Le seul calcul à faire avant de choisir
Ne regardez pas le total de vos gigaoctets, regardez ceux que vous consommez du côté suisse. C'est le seul chiffre qui décide, puisque c'est là que se joue votre journée.
Votre téléphone le connaît déjà : la méthode pour le lire, sur iPhone comme sur Android, est détaillée dans combien de données mobiles vous faut-il vraiment. Prenez le mois le plus chargé des trois derniers, ajoutez un tiers de marge, choisissez le forfait immédiatement au-dessus.
Changer sans rien perdre
- Votre numéro suit. Le 3179 vous donne votre code RIO en une minute, vous l'indiquez à la commande, votre ancien abonnement s'arrête de lui-même. Voir Garder mon numéro.
- Vous pouvez tester sans couper. Sur un téléphone compatible, une carte SIM virtuelle cohabite avec votre ligne actuelle le temps de la transition. Voir la carte SIM virtuelle.
- Vous n'êtes pas engagé. Si le calcul était mauvais, le changement de forfait prend effet au cycle suivant, sans frais.
D'où partez-vous le matin
Les mêmes règles s'appliquent quel que soit le passage : Annemasse, Saint-Julien-en-Genevois et Ferney-Voltaire vers Genève, Saint-Louis et Huningue vers Bâle, Morteau et Villers-le-Lac vers Le Locle et La Chaux-de-Fonds, Pontarlier et Jougne vers Vallorbe et Lausanne.
Si vous êtes dans le bassin genevois, le plus dense des quatre, voyez la page dédiée : forfait mobile pour frontalier de Genève.