Pourquoi tant de frontaliers ont deux lignes
Ce n'est pas un caprice, c'est une solution de repli. Quand un forfait français coupe les données mobiles au passage de la douane, ou les facture au mégaoctet, la carte suisse devient le moyen le plus simple de travailler. Beaucoup y viennent après une facture surprise, et rarement de gaieté de cœur.
La solution marche. Elle règle le problème des données, et elle en crée d'autres, qui ne se voient qu'à l'usage et qu'on finit par accepter comme une fatalité.
Ce que la deuxième ligne coûte vraiment
- Un numéro que personne n'appelle. Vos proches, votre banque et votre médecin ont l'ancien. Le suisse ne sert qu'à vous, pour les données, et il faut penser à ne pas le donner.
- Une charge d'entretien. Recharger avant qu'il ne soit trop tard, surveiller un solde, se souvenir de la date d'expiration du crédit. C'est peu à chaque fois, et c'est toute l'année.
- Un téléphone qui doit suivre. Deux lignes actives demandent un appareil compatible, et le réglage de ce qui passe par quelle ligne pour les appels, les SMS et les données. Sinon, c'est un deuxième téléphone.
- Le lundi matin. La recharge oubliée pendant les vacances, le crédit expiré, la carte qui refuse le réseau. Tous ceux qui ont eu deux lignes connaissent ce lundi là.
Quand deux lignes restent le bon choix
Il y a des cas où la deuxième ligne se justifie, et nous préférons le dire.
- Un numéro professionnel suisse imposé par l'employeur. Il ne se remplace pas. Il cohabite simplement avec votre ligne personnelle, cf. la carte SIM virtuelle.
- Une consommation suisse très forte. Si vous êtes en déplacement toute la journée sans aucun Wi-Fi, vérifiez d'abord quelle quantité il vous faut avant de trancher.
- Un usage occasionnel. Quelqu'un qui traverse deux fois par mois n'a pas le même calcul que quelqu'un qui traverse deux fois par jour. Cette page s'adresse au second.
La question à se poser
Elle n'est pas « combien j'économise », elle est « combien de fois par semaine je pense à mon téléphone à cause de la frontière ». Si la réponse est zéro, votre organisation actuelle vous convient et il n'y a rien à changer. Si vous avez un chiffre en tête, c'est ce chiffre que Crosstel ramène à zéro.
Pour la suite, voyez pourquoi la Suisse est un cas à part et les trois forfaits.